RÉPARER L’HUMAIN – Agenda

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Le corps ouvert : L’intérieur du corps et le corps réparé sont-ils encore la même personne ?

Mardi 15 octobre 2019 18:30 – 20:00 Planétarium, Espace Mendès France

Le geste d’un chirurgien qui opère un corps vivant est-il seulement un geste technique et doit-il considérer le corps comme un objet sur lequel il exerce ses compétences ? Doit-il prendre en compte la personne qui anime ce corps au risque de limiter son efficience sous l’emprise de l’émotion voire du stress ? Les avancées technologiques permettent de réparer et remplacer des tissus et organes humains, mais s’agit-il alors de la même personne ? Et que penser alors du Don du corps humain à la Science pour l’apprentissage chirurgical ?

Par Jean-Pierre Richer,Professeur, université de Poitiers, praticien hospitalier, chirurgie générale et hépatobilio-pancréatique, transplantation hépatique.

 

Écouter, accompagner et réparer : Les violences masculines faites aux femmes

Jeudi 14 novembre 2019 9:00 – 17:30 Salle Confluence, Espace Mendès France

 En 2019, plus d’une centaine de femmes ont trouvé la mort en France, sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Une femme tuée tous les trois jours se transforme en une femme tous les deux jours… À la suite de plusieurs colloques, journées, tables rondes, conférences, cette journée propose d’échanger sur l’accueil, l’accompagnement, l’écoute des femmes victimes de violences masculines avec les interventions de professionnelles et de chercheuses de diverses disciplines. À cette occasion, l’exposition Une femme sur trois est présentée, ainsi que le livre qui en est issu.

Journée organisée par Lydie Bodiou, maître de conférences en histoire de la Grèce antique, Herma, université de Poitiers ; Frédéric Chauvaud, professeur en histoire contemporaine, Criham, université de Poitiers et Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris et spécialiste des violences faites aux femmes et aux enfants. Avec la participation de bénévoles, militantes du Planning Familial de la Vienne ; Sophie Thomin, brigadière de police, DDSP de la Vienne ; Stéphanie Mignot, médecin généraliste, spécialité gynécologie ; Angélique Revest ; éducatrice spécialisée, association Audacia ; Amélie Bertin, éducatrice spécialisée ; Alexia Delbreil, médecin légiste et psychiatre, CHU de Poitiers ; Camille Gharbi, photographe ; Isabelle Steyer, avocate ; Michèle Luga, présidente honoraire de la cour d’assises des Yvelines ; Marie-José Grihom, professeure de psychologie, CAPS, université de Poitiers et Ludovic Gaussot, maître de conférences en sociologie, Gresco, université de Poitiers.

 

La cellule médicament

Lundi 13 janvier 2020 14:00 INSPE, bâtiment B20, campus de Poitiers

La conférence décrira les nouveaux défis que sont les médicaments de thérapie innovante. Il s’agit de décrire les progrès récents réalisés par la thérapie génique des thalassémies et des déficits immunitaires, les réparations tissulaires par les cellules souches transformées, la transplantation de cellules souches hématopïétiques allogéniques, l’utilisation des cellules lymphocytaires transformées (CAR-T cells) et la transplantation de cellules souches autologues dans des pathologies non hématologiques (sclérose en plaque par exemple). Elle aborde aussi les questions sociétales et financières en lien avec ces thérapeutiques modernes.

Par François Guilhot-Gaudeffroy, Professeur émérite des universités, praticien hospitalier, université et Centre hospitalier universitaire de Poitiers.

 

L’impossible anatomie visage

Jeudi 23 janvier 2020 18:30 – 20:00 Salle Confluence, Espace Mendès France

Avec son équipe du CHU d’Amiens, le chirurgien Bernard Devauchelle a réalisé en 2005 la première greffe partielle du visage sur une jeune femme.

Par Bernard Devauchelle, Médecin, professeur et chef du service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie du CHU Amiens.

 

Réparer et esthétiser l’humain : Cheminement autour des prothèses dans le monde romain de l’Antiquité

Mercredi 19 février 2020 18:30 – 20:00 Salle Confluence, Espace Mendès France

Le terme « prothèse » existe dans l’Antiquité mais il n’est pas utilisé comme nous l’entendons aujourd’hui ; c’est-à-dire pour désigner un dispositif artificiel destiné à remplacer un élément du corps humain disparu (en raison d’une blessure ou d’une maladie) ou absent (à cause d’une anomalie congénitale). L’absence d’un mot précis à employer pour désigner un appareillage qui doit suppléer la fonction d’un membre perdu ne signifie cependant pas que les anciens n’y recouraient pas. Au contraire, les sources, tant littéraires qu’archéologiques, attestent bien l’emploi de prothèses chez certains individus. Elles sont de plusieurs types : les prothèses dentaires, capillaires et évidemment celles des extrémités des membres. Cette conférence fait le point sur l’état de la recherche historique et archéologique actuelle sur la question des prothèses dans le monde romain en recensant les sources disponibles et en présentant les différentes hypothèses émises par les chercheurs.

Par Caroline Husquin, Maître de conférences en histoire romaine, université de Lille.

 

Du prélèvement à la greffe

Lundi 9 mars 2020 14:00 INSPE, bâtiment B20, campus de Poitiers

La transplantation d’organes est un moyen thérapeutique de plus en plus utilisé ce qui n’est pas sans posé de problèmes. En effet, victime de son succès, le nombre de greffes augmente chaque année. Ce parcours du prélèvement à la greffe implique un donneur qui va donner un ou des organes, le parcours de ces organes et leur transplantation chez le receveur. Les organes sont prélevés majoritairement chez des personnes en état de mort encéphalique ou décédés après arrêt circulatoire, bien que le don entre vivants existe pour certains organes. Une fois que la famille a donné son accord pour donner les organes, c’est une course contre la montre qui s’engage. L’Agence de la biomédecine contacte les médecins qui ont des patients en attente de greffe. Le receveur est alors convoqué à l’hôpital, alors que l’équipe qui va effectuer la transplantation va chercher le greffon. C’est également une recherche constante pour une meilleure organisation des prélèvements et des moyens de conservation des greffons ainsi qu’une amélioration des techniques chirurgicales des greffes qui de mieux en mieux maîtrisées vont augmenter les chances de survie du patient après la greffe et sa qualité de vie. Mais au-delà de ces aspects, il existe quel que soit le type de donneurs une dimension éthique importante qui font de la transplantation d’organes un acte singulier

Par Thierry Hauet,professeur, praticien hospitalier, directeur de l’Irtomit, Inserm, Centre hospitalier universitaire, université de Poitiers.

 

La médecine catastrophe – Place du psychiatre

 Lundi 16 mars 2020 14:00 INSPE, bâtiment B20, campus de Poitiers

La médecine de catastrophe doit prendre en compte les blessés dans leur globalité. Elle a un grand savoir-faire pour ce qui concerne les blessés psychiques. Les blessés psychiques existent, qu’ils soient blessés physiques ou non, probablement depuis que l’être humain existe. Mais, cet état n’a été décrit qu’au XIXe siècle.Sur le plan historique, les premières descriptions remontent à l’Antiquité. Tout au long des siècles, des médecins ont décrit des états cliniques en lien avec des faits de guerre. Mais, c’est en 1888, qu’Herman OPPENHEIM décrit la névrose traumatique après les premiers accidents de chemin de fer.C’est la multiplication des attentats en France depuis 1982 qui a fait prendre conscience aux décideurs politiques de l’importance de créer une structure spécifique. Louis CROCQ, psychiatre militaire, a été la cheville ouvrière de cette création en 1997.
L’intérêt d’une prise en charge de l’urgence médico-psychologique sur tout le territoire est, avant tout :
> la rapidité du déploiement,
> en lien direct avec les SAMU et, en coordination avec les pompiers, la police, la gendarmerie, les associations de sauveteurs et les associations de victimes,
> grâce à un groupe de volontaires formés au psychotraumatisme (médecins, psychologues, infirmiers, assistants médico administratifs…)
> groupe pouvant se déployer près de chez eux, mais aussi sur l’ensemble du territoire français, voire à l’étranger, lorsqu’il s’y trouve des ressortissants français.
Le psychiatre et son équipe sera le vecteur indispensable pour diagnostiquer, prendre en charge, orienter et traiter à distance les personnes potentiellement traumatisées.

Par Jean-Marc Chavagnat, psychiatre, Centre hospitalier Henri-Laborit, Poitiers.

 

Réparer le cerveau avec les cellules souches

Lundi 23 mars 2020 14:00 INSPE, bâtiment B20, campus de Poitiers

Les lésions du cerveau, qu’elles soient d’origine traumatique ou neurodégénérative, entraînent une mort cellulaire associée à des déficits fonctionnels importants. Malgré sa plasticité, le cerveau adulte une très faible capacité à se réparer tout seul, contrairement aux autres organes. Une approche pour pallier ce problème, est la greffe des neurones. Les cellules souches offrent de vastes perspectives pour la réparation du cerveau. Un défi majeur pour les scientifiques est d’obtenir à partir des cellules souches, des neurones appropriés afin de réparer de façon ciblée les régions endommagés.

Par Afsaneh Gaillard, Professeure des universités en neurosciences, université de Poitiers

 

Troubles maternels en période  du post-partnum  –  Quand la naissance devient pathologique

 Mercredi 25 mars 2020 18:30 – 20:00 Salle Confluence, Espace Mendès France

 Pour beaucoup de mères, le jour où elles ont donné la vie est l’un des plus beaux moments de leur existence. Mais pour d’autres, l’accouchement peut être plus difficile et représenter un réel traumatisme. Baby blues, dépression post-natale, anxiété ou même stress post-traumatique, les troubles sont multiples et peuvent perdurer des mois voire des années. Pourquoi développe-t-on un trouble post-accouchement ? Quels sont les symptômes ? Quel est l’impact sur la relation mère-enfant ? Cette conférence traite de ces questions sous l’angle de la psychologie clinique.

Par Nelly Goutaudier, maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologie, laboratoire Cerca, université de Poitiers.

 

Peau, surface des possibles

 Mercredi 6 mai 2020 18:00 – 20:00 Salle Confluence, Espace Mendès France

Demain, la peau à imprimer ? Dans quelles conditions ? Et quels sont les enjeux de cette technologie ? Échanges entre l’approche sensorielle, historique et sociale de ce que la peau, frontière du corps, affiche et révèle de chacun et de l’ensemble de la société.

Avec Lydie Bodiou, maître de conférences en histoire de la Grèce antique (laboratoire Herma, université de Poitiers) ; Chloé Lavalette, artiste de théâtre et doctorante, dans le cadre de Sacre (Sciences arts création recherche), cellule doctorale de l’université Paris Sciences lettres spécialisée dans la recherche-création qui réalise une thèse de doctorat intitulée « Regarder des corps nus. Perspectives pour l’analyse de la nudité sur les scènes contemporaines » et Frédéric Chauvaud, professeur en histoire contemporaine (laboratoire Criham, université de Poitiers).

 

Homme réparé, homme connecté

 Mercredi 13 mai 2020 18:30 – 20:00 Salle Confluence, Espace Mendès France

Des perturbations de la locomotion – du fait de l’avancée en âge ou d’une pathologie – peuvent compromettre l’autonomie et le maintien à domicile des personnes qui en sont victimes. Depuis quelques années, de nouvelles solutions techniques sont proposées pour contribuer au suivi et à la prise en charge de ces patients. Ces solutions basées sur des capteurs ou des objets connectés proposent de détecter des situations adverses (perte d’autonomie, chute, etc.), de caractériser l’évolution des capacités motrices (équilibre, locomotion), de pallier les perturbations (prothèses bioniques) ou encore de contribuer à la rééducation (systèmes de rééducation à domicile). Cet exposé présente les enjeux et les perspectives associées au développement de ces solutions.

Par Laetitia Fradet, maître de conférences, laboratoire Pprime, équipe Robotique, biomécanique sport santé (Robioss), université de Poitiers.

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