Simulation

 

L’évolution de la formation par simulation dans les métiers de la santé, outil pédagogique et d’évaluation précisant les « objectifs à atteindre » et non les « objectifs à enseigner », a transformé sur le plan international les méthodes et les conditions techniques de l’enseignement médico-chirurgical et paramédical. Le développement d’une plateforme pédagogique innovante par l’utilisation de différents modèles (modèle cadavérique humain [Centre de Don du Corps], mannequins procéduraux, mannequins de basse et moyenne fidélité, mannequins humanoïdes de haute-fidélité et à très haut degré de réalisme, patients simulés et standardisés [acteurs et comédiens]) doit permettre de former les professionnels de la santé en les immergeant dans un contexte environnemental proche de la clinique et de la réalité dans l’exercice de leur profession y compris sur le plan relationnel.

 

 

 

 

 

 

 

Cette plateforme a pour objectif de mettre les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens et les autres professionnels de santé, mais aussi de toutes les professions en rapport avec la santé (pompiers, ambulanciers…), en situation quasi-réelle, afin de les confronter à des procédures habituelles et fréquentes de l’exercice quotidien ou complexes et rares, dans le cadre de la formation initiale ou de la formation continue, sans danger pour le patient. La progression des apprenant se fait en évaluant leur performance le long de la « learning curve » (courbe d’apprentissage de l’apprenant). L’objectif de cette méthode pédagogique est de « savoir-faire » et de « savoir-être ». La formation et l’évaluation est individuelle et en équipe.

 

Jusqu’à maintenant, la formation pratique des internes en France se fait par compagnonnage dans les services et au bloc opératoire. Le traditionnel: « je vois », « je fais sous le contrôle d’un senior » puis « je fais en autonomie totale » sur le patient est de moins en moins applicable en pratique. En effet ce type de formation a l’inconvénient d’être chronophage pour l’enseignant et l’établissement hospitalier, et de moins en moins accepté par les patients : « jamais sur le patient la première fois » (exigence éthique afin d’éviter des conséquences médico-légales). La réforme de « l’internat », diminuant la présence de l’interne au chevet du malade et au bloc opératoire, impose de nouvelles modalités d’enseignement pratique.

 

 

L’ABS Lab a une activité de recherche centrée sur deux axes :

  • l’évaluation de la performance des apprenants dans des conditions de stress, qu’il s’agisse de simulation médicale ou chirurgicale
  • la création et la validation d’outils de simulation : modèles (comme le modèle SimLife, mais également le modèle pour la pose d’un drain thoracique) et échelles d’évaluation : pose d’une voie intra-osseuse, pose d’un drain thoracique, prise en charge pluri-professionnelle d’une urgence vitale, annonce d’une mauvaise nouvelle, prévention des risques en soins infirmiers, rôle d’un facilitateur familial, lavage des mains au produit hydro-alcoolique.